La mairie de Matoto a abrité, ce mercredi 22 avril, le lancement officiel de la campagne de vulgarisation du Code de l’enfant. Cette initiative du tribunal pour enfants, en partenariat avec le ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, a mobilisé plusieurs acteurs concernés.
La cérémonie, présidée par le secrétaire général de la commune, a réuni des représentants du corps enseignant, des élèves, des forces de sécurité, des acteurs de la société civile ainsi que des leaders religieux.
Dans son allocution, le secrétaire général, Mamady Nabé, a souhaité la bienvenue aux participants. Il a rappelé qu’un enfant est un mineur placé sous la responsabilité de ses parents, soulignant ainsi l’importance, voire la nécessité, de disposer d’un cadre juridique clair définissant les droits et devoirs de l’enfant vis-à-vis de sa famille et de la société.« L’enfant a droit à la protection et à un encadrement qui lui permette de devenir un citoyen responsable », a-t-il déclaré. Il a, par la même occasion, remercié le Président de la République pour les efforts constants déployés en faveur de l’amélioration des conditions de vie des enfants.
Avant de déclarer ouverte la séance, M. Nabé a rassuré les initiateurs de l’engagement de l’administration communale de Matoto à ne ménager aucun effort pour assurer une vulgarisation efficace et objective du contenu de ce document auprès des citoyens.
De son côté, le chef de section suivi des accords et conventions à la Direction nationale de l’Enfance et de la Famille, Oumar Fofana, a rappelé que la Guinée a ratifié plusieurs conventions internationales, dont la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. C’est dans ce cadre qu’a été élaboré le Code de l’enfant, un document juridique mettant l’accent sur les principes d’égalité, de non-discrimination et de participation des enfants aux décisions les concernant.
Quant au procureur près le tribunal pour enfants, Mohamed Bama Camara, il a présenté certaines infractions prévues et sanctionnées par le Code de l’enfant, notamment la non-assistance à personne en danger, les coups et blessures, l’incitation à la débauche, l’exploitation, les traitements cruels et inhumains, ainsi que les actes de torture et d’homicide, qu’ils soient volontaires ou involontaires.
Au terme des interventions, les participants ont activement pris part aux échanges en formulant des suggestions et recommandations en faveur d’une meilleure protection de l’enfant.
Il convient de souligner que ce Code, révisé et promulgué en 2022, fait actuellement l’objet d’une campagne de vulgarisation dans les 13 communes de Conakry.


