Dans la journée du jeudi 29 janvier 2026, le Président de la Délégation spéciale de la commune de Matoto a tenu une rencontre avec les femmes commerçantes du marché Enco 5, impactées par les opérations de déguerpissement liées à la lutte contre les encombrements physiques et les occupations anarchiques des artères publiques de la capitale.
Les échanges ont porté essentiellement sur la réorganisation des commerçantes sur le nouveau site provisoire, destiné à les accueillir en attendant la fin des travaux de reconstruction du marché d’Enco 5, engagé par l’État dans la dynamique de modernisation des infrastructures marchandes.
Au cours de la rencontre, les responsables communaux ont tour à tour invité les femmes au calme, à la retenue et à la discipline, afin de permettre aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour une organisation rigoureuse et fonctionnelle de l’espace, en tenant compte de la nature des marchandises commercialisées.
Prenant la parole, le Président de la Délégation spéciale, M. Moussa Diallo, a salué l’attitude responsable des femmes depuis le début des opérations de déguerpissement. Il a rassuré en ces termes :« L’État se soucie du bien-être des femmes commerçantes. C’est pourquoi il s’est résolument engagé à vous trouver un site approprié où vous pourrez poursuivre vos activités, en attendant la fin des travaux de reconstruction du marché d’Enco 5 en un marché moderne, dont la maquette est déjà disponible ».
De son côté, le Vice-président de la Délégation spéciale, M. Mahamadou Sylla, a insisté sur la priorité accordée au recasement des commerçantes directement affectées par le déguerpissement, avant toute autre installation. Il a également souligné que la commission chargée de l’opération devra veiller à une installation ordonnée des commerçantes en fonction des produits vendus, dans un esprit de responsabilité et de sérénité.
Intervenant à son tour, le Secrétaire général de la commune, M. Mamadi Nabé, a rappelé qu’aucune forme de discrimination raciale ou ethnique ne saurait être tolérée dans le processus d’installation. Il a aussi indiqué que toutes les commerçantes victimes du déguerpissement doivent être recensées par la commission mise en place, afin d’éviter tout conflit lors de l’attribution des places.
Il a par ailleurs dénoncé avec fermeté les pratiques consistant à extorquer de l’argent aux femmes en échange d’un emplacement, précisant que ces agissements sont formellement interdits et que tout contrevenant s’exposera à la rigueur de la loi.
À l’issue de la rencontre, les femmes commerçantes du marché Enco 5 ont exprimé leur satisfaction quant aux dispositions annoncées par les autorités communales pour leur recasement sur le site provisoire. Elles ont salué l’écoute, la transparence et l’engagement des autorités locales et de l’État à préserver leurs activités génératrices de revenus.
Le service de Communication de la commune de Matoto



